OVRSEA : Quand le transport international devient un jeu d’enfant !

Rencontre avec Arthur Barillas, co-fondateur.

OVRSEA, alias la start-up qui révolutionne le transport international.

Créée en mai 2017 par Arthur Barillas (HEC-2017), Brieuc André (HEC-2017), Mathieu Mattei (HEC-2017), Antoine Sauvage (X2012) et Georges Semaan (Supéléc 2017), OVRSEA transforme la commission de transport : « Nous proposons un service axé autour d’une interface web, qui permet de gérer tous ses transports internationaux en quelques clics, d’avoir accès à un tracking en temps réel, et à du reporting automatisé.»

Un projet ambitieux et impactant : « Brieuc, Mathieu et moi étions sur la même longueur d’ondes, on voulait monter un projet. On est revenu sur les expériences qu’on avait eues en stage, et les problèmes que nous avions vécus en entreprise, dont certains dans le transport; activité qui ne s’est pas du tout modernisée avec les années. On a décidé de créer un nouveau service, qui simplifie et digitalise tous les process du transport international pour les entreprises. » Ils rencontrent ensuite leurs deux associés ingénieurs de Polytechnique et Supéléc, Antoine et Georges, ce qui concrétise le projet. « Ils avaient vraiment toutes les qualités pour prendre en charge la partie tech. »

Un commissionnaire de transport moderne : « Le métier consiste à organiser le transport international des entreprises, et à réaliser leur déclaration en douane. C’est assez compliqué à gérer, notamment pour les PME et les ETI, que ce soit à l’import ou à l’export. Pour un envoi, il peut y avoir jusqu’à 12 interlocuteurs, entre l’expéditeur et le destinataire. C’est pourquoi 95% des entreprises font appel à un commissionnaire de transport, qui gère tout pour elles. Seulement, ce service est délivré de manière assez archaïque, tout se fait via email, fax, téléphone, Excel. »

L’objectif dOVRSEA, automatiser au maximum la gestion du transport pour les entreprises. Les accompagner et leur simplifier la tâche, grâce à leur outil qui permet de stocker et sécuriser toutes les informations liées à leur supplychain* internationale. »

Comment ça marche ? « Le client fait face à une complexité logistique opérationnelle : par quel mode de transport passer ? Combien ça va coûter ? Etc. Mais aussi réglementaire. Il ne connait pas forcément toutes les certifications qui sont liées à son produit, ni la réglementation des pays dans lesquels il va exporter. Avec notre service, il a juste à se connecter sur l’outil et faire sa demande de transport en ligne. Il sera ensuite renseigné sur tous les documents nécessaires à l’envoi, et guidé durant tout le process. »

Fast & Furious.

En Janvier 2018, la start-up compte déjà son premier client et aujourd’hui, elle en comprend une cinquantaine, parmi lesquels : Engie, Filorga, Made.com, Baobab Collection, etc. « Ce qui est original avec notre boîte, c’est qu’on est déjà une start-up internationale. Nous avons des clients en Chine, Australie, au Mexique, aux USA, en Belgique, au Royaume-Uni, en Thaïlande, etc. »

Une évolution rapide, aussi dû à leur workflow : « La complexité de ce que l’on fait se situe dans l’exécution : il faut être capable d’avancer le plus vite possible sur la vision que nous avons de notre start-up et de l’industrie. Souvent la meilleure façon d’y arriver, c’est de se répartir les tâches – sales, opérations, finance, tech – et d’être sûr que chacun sait exactement ce qu’il doit faire pour avancer. Antoine et Georges ont su apporter un leadership très fort sur la partie de développement de notre produit et de notre technologie »

Une source d’inspiration ? : « On a été impressionnés par le coté très analytique du développement produit de l’application Zenly. Elle permet de géo-localiser, en temps réel, nos contacts et également de partager sa position. La différence qu’on a avec eux, c’est qu’en plus de livrer une application / une technologie, on a aussi beaucoup d’opérations – déclarations de douane, traitement des dossiers de transports. Notre complexité, c’est d’avoir à la fois un cœur de métier très opérationnel et, une vraie identité Tech. La meilleure façon de concilier les deux, c’est d’être très analytique sur le développement du produit. »

Un penchant pour le savoir-faire : « On admire les boîtes qui ont un savoir-faire français, la maîtrise de leur cœur de métier. On travaille avec une très belle maison française : Bernardaud, qui a un savoir-faire exceptionnel dans le domaine de la porcelaine. C’est un plaisir de pouvoir les aider à se concentrer sur leur cœur de métier en les soulageant de la complexité de la partie transport. »

Next step ? « Démontrer que notre solution est pertinente pour les PME et les ETI, mais aussi pour les grands comptes qui envoient des milliers de conteneurs par an. Actuellement, notre service intéresse beaucoup d’entreprises de taille très importante, et ça c’est énorme. Ça prouve que la vocation d’un service comme le nôtre est assez globale. Notre objectif en tant que start-up, est de devenir le leader européen de la commission de transport digitale et le partenaire privilégié des entreprises européennes, PME, ETI et grands groupes, pour la gestion de leur flux internationaux. »

Work hard, play hard.

« C’est un métier compliqué, avec beaucoup d’informations et de réglementations à prendre en compte. » Pour le pratiquer, Arthur et ses associés ont dû passer l’examen national de la Commission de Transport. Une étape indispensable à l’avancée de leur projet : « C’est très technique, il y a beaucoup de sujets très spécifiques au transport, juridiques aussi. Être capable d’emmagasiner autant d’informations et d’obtenir le diplôme aussi rapidement, c’était un vrai challenge» La team OVRSEA étudie le sujet pendant trois mois, et effectue même des stages sur le terrain, pour comprendre le fonctionnement du métier. Un vrai travail approfondi !

Une succes story ? : « L’accompagnement de l’entreprise La Bouche Rouge, sur sa première exportation aux US. C’était symbolique pour nous, être capable de soutenir un client qui ne connaissait pas et ses implications logistique et transport. Une semaine après, il réalise son premier export et construit petit à petit son réseau de distribution international. C’est un levier de croissance et de stabilité, une façon pour les entreprises de dé-risquer et pérenniser leur activité. Ce qui était très beau sur cet exemple-là, c’est qu’on a réussi à lever toutes les barrières psychologiques, règlementaires et opérationnelles, tarifaires. »

« Notre client s’est rendu compte qu’exporter à l’international, ce n’est pas si compliqué. » Avec OVRSEA, ça devient presque un jeu d’enfant !

La volonté d’entreprendre.

« Créer son entreprise […] ça forme sur tous les aspects. »

Avant d’être diplômé d’HEC en 2017, Arthur fait deux années de césure. Il en profite pour effectuer trois stages, dans trois domaines différents : l’assurance, le paiement en ligne et le conseil en stratégie : « Je ne me voyais pas faire cela toute ma vie. Mais j’ai vraiment beaucoup appris sur la gestion de la relation client, la structuration de mon planning et donc sur ma façon de travailler. » Il s’en va ensuite faire un tour du monde à vélo, avec des amis, une expérience impactante : « Avoir voyagé m’a ouvert les yeux sur ce que j’avais envie de faire. Ma volonté d’entreprendre est née de la conjonction de deux choses : les expériences que j’avais eues en stage et la rencontre avec mes associés. Nous avions envie de construire quelque chose. »

« Transmettre ce que l’on a appris, c’est ma vision de l’entrepreneuriat réussi. » : « Il y a des entrepreneurs qui m’inspirent beaucoup, qui ont créé une chose qui a eu un réel impact sur l’industrie dans laquelle ils travaillent. Des personnes ambitieuses, avec de nombreuses qualités humaines. Nous avons eu la chance d’être entourés d’investisseurs qui ont bien réussi et qui nous ont beaucoup conseillé. Je me dis que si dans dix ans je peux faire la même chose, transmettre ce que j’ai appris avec OVRSEA et aider d’autres entrepreneurs à avancer dans leur histoire j’aurai réussi. »

Let’s go back in time : « Si je devais me donner un conseil, ça serait de prendre plus de risques. Ne pas avoir peur d’investir, en recrutement, en marketing, etc. Surtout quand on reçoit des signaux positifs du marché, qu’on commence à avoir des clients qui sont contents de ce qu’on fait et qui nous recommandent. »

D’entrepreneur à entrepreneur(e)s : « Il ne faut pas hésiter : tous les risques sont bons à prendre. Je ne vois que des avantages à créer sa start-up, même si ça n’aboutit pas. C’est un apprentissage utile qu’il faut avoir le plus tôt possible, pour éviter tout regret. Créer son entreprise, c’est aussi des apprentissages business important, ça forme sur tous les aspects : finance, levée de fonds, marketing, sales, opérations, etc. »

*Ensemble du réseau permettant la livraison d’un produit et/ou d’un service.

 

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