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Mentorat : la puissance du réseau de l’X au service des start-up du programme d’incubation X-Up

Rencontre | Kamil Beffa, directeur général de Louis Dreyfus Armateurs et mentor de start-up.

Dans le cadre du mentorat des start-up de la promotion 12 de l’incubateur X-Up de l’École polytechnique, nous avons eu le plaisir de rencontrer M. Kamil Beffa (X90), directeur général adjoint de Louis Dreyfus Armateurs et mentor de la start-up SubR. Découvrez son parcours, sa carrière et son engagement auprès de l’incubateur.


Kamil Beffa, histoire et parcours

Avant de devenir DGA chez Louis Dreyfus Armateurs en 2019, Kamil Beffa a vécu d’autres vies professionnelles, en France comme à l’étranger.

Commençons par le début de son parcours étudiant : avec une avance de 4 ans dans sa scolarité, Kamil Beffa a dû patienter quelques années pour être admis à l’École polytechnique, école pour laquelle il nourrissait beaucoup d’intérêt. Il poursuit sa formation d’ingénieur civil à l’École nationale des Ponts et Chaussées, en suivant en parallèle un master en économie à l’EHESS.

Dès octobre 1996, il entre dans la vie active en tant qu’ingénieur de forage chez Total. “Je souhaitais tout de suite commencer ma carrière à l’étranger. C’est pour cette raison que j’ai choisi un grand groupe de forage pétrolier”, explique Kamil Beffa. Après plus de 4 ans, il part travailler pour McKinsey & company comme consultant, puis est embauché par Lafarge en qualité de manager à Paris et dans divers pays étrangers pendant 10 ans. Kamil Beffa se dirige ensuite vers des entreprises de taille moyenne comme CGG et Nexans, où il devient vice-président. Il est aujourd’hui DGA de  Louis Dreyfus Armateurs, une ETI française de 2500 salariés.

Dans sa carrière, il passe au total 9 ans à l’international : Pologne, Argentine, Émirats Arabes Unis, Serbie, Chine, etc.  Passionné par les langues, il en parle aujourd’hui 10 ! “En ce moment, j’étudie l’esperanto et l’hébreu. Mon travail me prend beaucoup de temps, mais je fais le choix de faire passer ma passion pour l’apprentissage de nouvelles langues avant le reste”, déclare Kamil Beffa. Ses expériences à l’étranger l’ont passionné et il garde un bon souvenir de la Serbie, de la Pologne, de la Russie et de la Chine. S’il se sent proche des cultures slaves, la Chine a été un véritable choc culturel malgré son apprentissage du chinois. Il conseille de bien s’entourer sur place pour décrypter les personnes, la culture et les sujets avec plus de facilité. Il a souvent changé d'entreprise, ce qu’il explique très simplement :

J’avais besoin de progresser et j’étais toujours en quête d’opportunités et de défis. Lorsque j’avais l’impression d’avoir fait le tour d’un poste, ou que mon évolution était limitée, je changeais d’entreprise. Au fil du temps, je me suis dirigé vers des sociétés de plus petites tailles, car j’avais le sentiment qu’il y avait plus à faire et de meilleures opportunités. Mes défis professionnels m’ont tiré vers le haut et m’ont motivé à toujours faire mieux.

Aujourd’hui, chez Louis Dreyfus Armateurs, Kamil Beffa fait face à un autre type de défi : la crise du Covid19. Cela a affecté l’entreprise sur le transport de vrac sec, avec un impact sur l’ensemble du groupe. D’autres activités sont au contraire en croissance, comme les fermes éoliennes en mer ou la pose de câbles de télécommunication sous-marins. Le Brexit risque également d’avoir des conséquences sur l’activité dans les eaux britanniques, car il subsiste encore des incertitudes. Pour 2021, Kamil Beffa envisage de développer les marchés en croissance et de réorienter les ressources et les investissements.

Kamil Beffa, mentor pour la promotion 12 d’X-Up

Chaque nouvelle promotion de start-up dans l’incubateur X-Up réalise une journée de speed dating entre start-up et mentors, tous anciens étudiants de l’École polytechnique. Ces mentors potentiels ont été sélectionnés avec soin par les program managers, en fonction des problématiques soulevées par les start-up. Lors de la journée dédiée au mentorat, chaque start-up rencontre 3 mentors susceptibles de les aider.

C’est ainsi que Kamil Beffa est devenu mentor de la start-up Subr, incubée dans la promotion 12 d’X-Up.

J’ai bien aimé le projet et la personnalité des deux entrepreneuses, enthousiastes, passionnées et convaincues de l’intérêt de leur start-up. Cela m’a donné envie de les aider. Mon expérience pouvait leur servir sur un tas de sujets : développer leurs contacts commerciaux, trouver des financements, réfléchir à des partenariats industriels, où focaliser la recherche..., raconte Kamil Beffa.

S’il n’a jamais eu de mentor pendant ses études, il a eu la chance d’en avoir au début de sa carrière, notamment au sein du groupe Lafarge. Avant de devenir directeur général de  Lafarge en Serbie, à 33 ans, Kamil Beffa n’avait jamais eu 800 personnes sous sa responsabilité.

Je craignais initialement de ne pas être à la hauteur à ce poste. Mon manager en charge de l’Europe centrale m’a rassuré et m’a incité à aller passer une semaine avec le manager de l’Afrique du Sud. Si les deux pays sont très différents, nos personnalités étaient similaires et il m’a énormément appris en quelques jours. D’ailleurs, il était également polytechnicien !, ajoute Kamil Beffa.

Son meilleur conseil pour les start-up en création : utiliser leur réseau au maximum et de façon pertinente. Le réseau n’est pas que professionnel, c’est aussi la famille, les amis et leur réseau. Il est très facile d’avoir accès à une multitude de personnes intéressantes sur un grand nombre de thématiques et il est important de bien s’entourer lorsqu’on crée une start-up. A quoi bon essayer de résoudre un problème tout seul si d’autres peuvent nous y aider ? C’est également ce qui l’a poussé à devenir mentor pour le programme d’incubation X-Up.