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SYNAPLUS : L'accélerateur des projets de data science et IA

L’intelligence artificielle a pris de l’ampleur et une place incommensurable dans notre quotidien. Nous nous trouvons au début de son ascension. Elle permet à de nombreuses entreprises dans la tech d’optimiser, de prédire et de cibler avec davantage de précision.

Rencontre avec Charles-Antoine Giuliani (X1994), fondateur de Synaplus solutions.

synaplus

 

Qu’est-ce que Synaplus ? Quelle est son histoire et son objectif ?

Synaplus est une deeptech en IA que j’ai créée en 2014. La finalité de Synaplus est de démocratiser et accélérer les projets d’IA et de datascience. Nous permettons ainsi aux clients de prédire, détecter, optimiser ou prioriser des actions métiers grâce à l’IA (i.e prédire qu’un prospect peut devenir client ou détecter une fraude).

Après 7 années de R&D, nous avons mis au point un logiciel (COsMO Engine) qui automatise tout le pipeline de datascience : cela permet de réaliser un projet d’IA environ 10 fois plus rapidement que par les outils actuels, sans avoir à programmer et surtout sans avoir besoin d’aucun autre outil. Il suffit de disposer de données (fichier, base de données) et de puissance de calcul (un serveur Linux) pour obtenir un résultat.

Nous avons rejoint début mai 2021 l’accélérateur X-Tech afin de préparer notre développement à l’échelle européenne puis mondiale avec notre technologie.

« Ce qui est le plus important pour avancer, c’est à la fois de se remettre en cause et d’avoir confiance. » Charles-Antoine Giuliani, fondateur de Synaplus.


Quel type de technologie utilisez-vous au quotidien ?

Nous utilisons le C++ et Python essentiellement pour les moteurs de calculs. Et les technologies web (html/javascript) pour l’interface utilisateur (IHM) de COsMO Engine.

Plus structurellement, la solution est organisée en micro-services et pilotée par une IA.

 

Racontez-nous votre parcours ainsi que celui de vos associés. Comment vous êtes-vous rencontrés ?

En sortant de l’X (X/Ponts 94), et avant de fonder Synaplus, j’ai œuvré au Trésor, à la Banque Mondiale et à la Commission de Régulation de l’Energie.

Le board est très expérimenté avec la présencede Michel Bastide en tant que CEO (plus de 30 ans d’expérience dans la création et le développement de société d’ingénierie) et de Lionel D'Auriac en tant que CFO (plus de 20 ans en consulting et expertise financière et comptable). Notre équipe de R&D est constituée d’ingénieurs très pointus et tous doublements diplômés en informatique et en IA.

J’ai rencontré Michel début 2017 alors qu’il était en train de céder sa société d’ingénierie à un groupe qui hébergeait Synaplus dans le cadre du Réseau Entreprendre. Nous avons rapidement compris que nous avions en commun les mêmes valeurs ainsi qu’un fort attrait pour la technologie et l’innovation. Il nous a rejoint début 2018, d’abord en tant qu’Advisor puis en tant que CEO, six mois plus tard. Michel et Lionel travaillaient sensemble depuis plus de 10 ans et Lionel est venu compléter naturellement l’équilibre techno-commercial-financier dont nous avions besoin pour progresser.


Quelles sont vos attentes/retours sur votre récente intégration à X tech ?

Nous avons plusieurs attentes. L’une est la possibilité de trouver de nouveaux talents et de coopération en R&D dans l’écosystème de Recherche installé sur Saclay. Nous organiserons d’ailleurs plusieurs sessions de présentation de nos travaux pour sensibiliser et former les étudiants et chercheurs du campus à notre démarche projet et à COsMO Engine.  

L’autre attente est de nous préparer et nous aguerrir pour une première levée de fond : cela passe par une montée en compétence (formation, retour d’expérience, …) et de mise en relation (Venture Capital…)

Aujourd’hui, Il existe de nombreux incubateurs, pourquoi avoir choisi celui de L’Ecole polytechnique ?

Nous avons déjà été dans différents incubateurs durant la phase de R&D. Pour préparer une accélération comme nous l’envisageons, il nous faut un écosystème capable de comprendre notre valeur technologique (à un très haut niveau de recherche car nous estimons notre technologie plus élevée que nos meilleurs concurrents en Chine ou USA) pour nous apporter de la crédibilité. A titre plus personnel, revenir après tant d’années sur le campus me permet de renouer avec de nouvelles générations et d’essayer de leur transmettre ma passion pour l’IA et la technologie. 

 

Dans le contexte actuel avec le ralentissement de l’activité dû à la pandémie, comment avez-vous adapté votre offre ?

La Covid a touchée nos clients directement et a décalé de 6 mois la plupart des projets sur lesquels nous travaillions. Nous avons eu la chance d’être considéré comme un partenaire plus que comme un fournisseur par ces clients, qui ont maintenu leurs investissements et leur confiance durant cette période. Nous avons consacré ces 6 mois à renforcer notre R&D avec l’arrivée de 2 nouveaux ingénieurs.    


Quelles sont vos prochaines étapes ? Prévoyez-vous le développement d’autres projets dans un futur proche ?

Nous arrivons en tant que solution disruptive sur un marché dont les 5 premières solutions sont made in USA et sont toutes valorisées entre 1 et 50 milliards de dollars. Notre ambition est d’être un des leaders européens en IA et à vocation mondiale.  Tous nos efforts actuels sont tournés vers la préparation de cette conquête. La prochaine étape marquante sera une levée de fonds en 2022 pour accompagner cette conquête.

 

Que diriez-vous aux porteurs de projets comme vous pour l’avenir ?

Au final je leur dirais exactement la même chose que ce que l’on dit aux clients quand ils se confrontent à des projets d’IA : test and learn. En tant qu’entrepreneur, quel que soit votre bagage et expérience, on apprend en marchant. Objectivement, ce n’est pas un chemin de pétales de roses, on fait des erreurs, on ajuste en permanence.