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Produire des cannabinoïdes par les biotechnologies végétales : le projet STHEMPTECH

Animées par le constat grandissant de situations de mal-être physique ou mental chronique et face à l’émergence de l’intérêt scientifique et clinique pour le cannabis, Héloïse et Naomi ont construit le projet STHEMPTECH, avec pour ambition de valoriser les propriétés du Cannabis, une alternative naturelle pour un enjeux de santé et de société.


Un processus particulièrement contrôlé

La technologie est simple : elle vise à développer un procédé innovant de biotechnologie végétale pour produire des cannabinoïdes, molécules actives thérapeutiques issues de Cannabis sativa, la plante du cannabis. Cette production est réalisée in vitro, dans un environnement très contrôlé par rapport à l’agriculture, où tous les paramètres peuvent être maitrisés.

Ces molécules sont destinées à être vendues en BtoB à des industries nutraceutiques, cosmétiques ou pharmaceutiques. Le secteur médical sera atteint à plus long terme, aux environs de 2025.

 

En quête d’un marché très règlementé

Le cannabis et ses molécules étant des produits convoités, les produire in vitro présente un avantage majeur du point de vue de la sécurisation de la production. En effet, la biomasse croît en milieu contrôlé, en continu et n’est donc pas affectée par la saisonnalité du champs, ni par les aléas climatiques ou les contaminations, ce qui assure une stabilité des rendements avec des niveaux de pureté nettement supérieurs.

En revanche, les barrières à l’entrée sur ce marché sont nombreuses. En France, les cannabinoïdes doivent uniquement provenir de variétés légales. A l’heure actuelle, seules quinze variétés de Cannabis sativa sont autorisées, toutes très peu productrices en cannabinoïdes. De plus, à haute dose, ces molécules peuvent constituer un médicament et pour leur production, il faut passer par l’agence nationale de la sécurité et du médicament (ANSM).

L’agence contrôle également la R&D sur le sujet ce qui implique que pour toute manipulation sur des variétés non légales en France mais qui portent un potentiel intéressant, il faut l’accord de l’ANSM.

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Des débuts très prometteurs

Toutes deux étudiantes en biotechnologie au sein de l’école Sup Biotech, Naomi et Héloïse ont créé ce projet dans le cadre d’un programme d’innovation pendant de leur formation. Après avoir eu de très bons retours sur leur solution, elles ont été lauréates d’un programme d’incubation du Genopole, ce lieu dédié à l’innovation en biotechnologies où STHEMPTECH est désormais incubé. Cet accompagnement leur a notamment permis de se former à l’entrepreneuriat, afin d’acquérir les compétences nécessaires à la création de leur entreprise.

Leur victoire du prix PEPITE lors du Student Innovation Day de la Young Entrepreneurship Society va les soutenir d’un point de vue financier mais va également leur apporter de la visibilité, de la crédibilité et un accompagnement dans leur création d’entreprise.

Leurs conseils ? Avoir la conviction de porter un projet qui a du sens et s’entourer des bonnes personnes pour assurer sa viabilité.

Les prochaines étapes pour STHEMPTECH vont être d’optimiser le procédé afin de le valider à une échelle pilote et démarrer une campagne de levée de fonds.