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Medadom : l'intermédiaire digital entre les patients et les médecins

Medadom, entreprise de Medtech, récemment listée parmi les nouveaux entrants FrenchTech 120, propose une plateforme médicale qui séduit de plus en plus de patients français et de médecins dans un contexte ou la distance s’impose. Rencontre avec Nathaniel BERN, co-fondateur de la start-up qui nous parle de son aventure, le boost apporté par la crise sanitaire sans oublier les objectifs de l’entreprise à l’avenir.

MEDADOM, en quelques mots ?

Medadom est un acteur majeur de la télé médecine en France. Aujourd’hui, on propose un accès aux soins, plus particulièrement à des médecins en vidéo consultation pour des patients sur tout le territoire. Donc, à la fois des patients qui sont chez eux par l’intermédiaire de l’application mobile ou du site web Medadom et en pharmacie, en mairie, en entreprise par l’intermédiaire de bornes et de cabines connectées de télé consultation.

medadom

Comment l’équipe fondatrice de ce projet s’est-elle rencontrée ?

Je connaissais déjà Eliedan, le co-fondateur, ainsi que mes deux autres associés. On était amis de longue date. Le troisième associé de l’entreprise n’est autre que le père d’Eliedan.

Quelles sont les particularités de votre entreprise qui vous démarque de la concurrence ?

Pour le moment, nous sommes les seuls à savoir proposer un service médical « intégré », c’est-à-dire que l’on a, à la fois la technologie (le logiciel), des bornes et des cabines de télé médecine… L’ensemble du processus qui regroupe l’assemblage, la livraison, les configurations, est réalisé par nous. L’objectif est de nous assurer de la permanence médicale à savoir la disponibilité 7j/7 des médecins sur la plateforme qui permette aux patients d’accéder à un professionnel de santé en moins de 10 minutes. Sur le marché, c’est ce qui fait notre grande différence. Si vous allez sur l’agenda en ligne de médecin, vous n’allez pas trouver un rendez-vous de suite. Nous, c’est du sans rendez-vous programmé.

Quelles sont les technologies utilisées au sein de votre entreprise ?

Nous avons une équipe tech en interne en charge de plusieurs langages de programmation. Des langages orientés, certains font du Java script, plutôt orienté serveur. Plusieurs vont plus utiliser du langage d’infrastructure. Nous avons à notre disposition des langages qui sont adaptés aux projets sur lesquels on travaille.

Quels sont vos prochains défis/ projets à l’avenir ?

L’écosystème autour duquel nous gravitons, la télémédecine, est très large. Le but est de s’imposer comme un leader du marché. A ce jour, on fait de la téléconsultation avec des médecins généralistes. Demain, on aura des bornes et des cabines implantées partout en France, peut-être à Polytechnique !

 On en a déjà une à HEC Paris. Nos objectifs à termes sont de développer le projet avec le plus de médecins, autrement dit, plus de projets innovants autour de la télé médecine, au sens large.

Êtes-vous présent dans les EHPADs ?

Nous avons un partenariat avec les résidences senior Domitys, elles sont non médicalisées ce qui permet à des personnes âgées qui n’ont pas accès aux soins d’avoir accès à un médecin.

Au vu de votre marché, la situation sanitaire depuis un an a-t-elle été un facteur de développement de votre activité ?

Clairement. Ce n’est pas très joyeux à dire mais il y a des secteurs et des marchés qui en bénéficient plus que d’autres. Medadom a connu un boost d’activité puisque le gouvernement a favorisé l’usage des pratiques distancielles et de la télémédecine pour les patients. Les pharmaciens ont été très sollicités pendant la crise sanitaire en tant que relais de soins locaux. Nous qui travaillons avec les patients qui font de la téléconsultation chez eux et les professionnels de santé, les médecins et les pharmaciens adaptent davantage leurs exercices depuis la pandémie et donc au travail à distance.

Quels conseils pourriez-vous donner à ceux qui hésiteraient à se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Je pense qu’il ne faut pas avoir peur de se lancer. C’est important de se mettre avec des gens qui connaissent un petit peu le secteur, ne serait-ce que pour être rassuré et pour avoir un premier pied dans le milieu. Mais, je pense qu’il ne faut pas avoir peur d’innover, surtout dans la santé, il y a beaucoup de choses à faire. Les règlementations évoluent aux usages. C’est aussi les start-up qui créent de nouveaux usages, donc il suffit simplement d’être persévérant, croire en son produit et travailler dur.

Qu’attendez-vous ou qu’espérez-vous de votre récente présence parmi le classement French Tech 120 ?

Le classement FrenchTech 120 est important car il nous permet un contact privilégié avec le gouvernement. On est soumis à la règlementation de la santé, qui est assez stricte. Il nous semble donc essentiel d’avoir des points de contacts rapprochés dans les administrations.