Clothparency: la Tech au service de la planète !

Clothparency : la solution qui rend la mode plus responsable.

Fondée en Juin 2017 par Marguerite Dorangeon et Rym Trabelsi, toutes deux diplômées d’AgroParisTech, Clothparency est la start-up Tech qui vous permet de vous renseigner sur l’impact socio-environnemental des vêtements que vous achetez.

Le secteur du textile – étant parmi les industries les plus polluantes au monde, au cœur de nombreuses problématiques sociales – représente 10% de l’impact Carbonne mondial, et 20% de la pollution des eaux : « Nous avons accès à très peu d’informations sur les vêtements qu’on achète. Elles proviennent généralement des marques elles-mêmes et, les consommateurs craignent le greenwashing. Nous avons créé Clothparency pour les guider dans leur consommation, en leur apportant une information simplifiée, au bon moment, pour leur permettre d’effectuer des achats éclairés. »

Un projet d’études devenu création d’entreprise : En 2016, Marguerite créé « ¿Hablas Tortuga? », une association pour la protection de la biodiversité et en particulier la conservation des tortues marines : « Ça a été ma première expérience proche de l’entrepreneuriat.  Il a fallu tout créer de A à Z. » Au cours de leur dernière année d’étude à AgroParisTech, l’idée de Clothparency germe : « On devait développer un projet d’innovation dans le cadre de nos études. On a entendu parler d’un appel à projet, consistant à proposer des solutions pour rendre le marché de la mode plus responsable. Très vite, on s’est rendu compte qu’il y avait une multiplicité d’enjeux environnementaux et sociaux dans le secteur de la mode. Le principal problème : on ne savait pas comment identifier les meilleures alternatives et faire les bons choix.  Créer une étiquette intelligente, permettant de mesurer et communiquer aux consommateurs les différences de performances environnementales et sociales, semblait être une bonne solution. »

 

Un service développé pour les consommateurs via les consommateurs 

Incubée chez makesense, la start-up a opté pour une solution construite à partir de la demande des consommateurs : « On s’est rapprochées d’eux pour connaître leurs attentes et besoins. On a réalisé plusieurs études pour bien comprendre notre cible et construire la bonne solution. Il y avait une nécessité d’ajouter une tierce partie indépendante entre les marques et les consommateurs. »

La demande qui créé la solution, tout comme chez C’est qui le patron : « On s’inspire beaucoup de ce qu’ils font. On aime l’idée de créer une solution directement via les consommateurs eux-mêmes. » Chez Clothparency, tout est développé à partir de leurs préférences, comme les critères de notation, choisis en fonction de leur importance pour les acheteurs.

 

 « C’est le consommateur qui définit le cahier des charges. Beaucoup souhaitent intégrer leurs valeurs et soutenir le monde de demain lors de leurs achats. »

 

Marguerite et Rym ont également rencontré un grand nombre d’experts, grâce auxquels elles peuvent modifier et/ou valider leur système de notation. Une première version de leur solution – sous forme d’application web – a été testée l’été dernier, avec succès !

Comment ça fonctionne ? Ces deux entrepreneures en herbe ont développé un algorithme de notation qui permet d’évaluer les vêtements selon 8 critères :

  • L’impact Carbone
  • La pollution de l’eau
  • Le recyclage
  • Les conditions salariales
  • L’origine et le savoir-faire
  • La toxicité
  • Le bien-être animal

Il suffit de prendre l’étiquette en photo et on découvre la note en un clic, avec un détail de la notation par critère. Lorsqu’un vêtement est mal noté, Clothparency vous propose d’autres alternatives : des vêtements de qualité et de catégories similaires, mais mieux notés, qui feront de vous un acheteur plus responsable : « Des vêtements à la fois beaux et bons. »

 

« Notre fierté, notre réussite, c’est de ne pas avoir baissé les bras devant la complexité. »

 

 « Quand on a eu l’idée d’évaluer les vêtements selon des critères sociaux et environnementaux, pas mal de personnes pensaient que ce n’était pas faisable car trop complexe. Mais on y a cru. On avait l’ambition et la motivation d’apporter cette notion de transparence au secteur de la mode. » En quelques mois, elles parviennent à créer une application permettant d’apporter des informations sur les vêtements de plus de 5000 marques, grâce à un système de notation assez complet : « Rym et moi, on avait envie d’entreprendre pour avoir un impact. On a reconnu le besoin du marché et on était prêtes à relever le défi. On a réussi à convaincre, avancer et construire une solution. »

 

EntrepreneurEs engagées et fières de l’être !

« C’est important de réfléchir au sens qu’on veut donner à sa carrière. Pourquoi on fait ce qu’on fait ? On a le pouvoir de changer les choses, chacun à notre échelle, et au moment où on fait nos choix professionnels, c’est aussi bien d’y penser. » Marguerite et Rym donnent du sens à ce qu’elles réalisent au quotidien, en étant au service d’une cause qui concerne le monde entier : « C’est l’impact qui nous anime et nous motive. » Entreprendre pour évoluer ! Les notions d’engagement et d’intégrité sont primordiales pour elles : « Nous pouvons intégrer les valeurs et les convictions pour lesquelles on souhaite se battre à notre quotidien. Toute compétence peut être mise en application dans divers domaines, et servir différents enjeux. »

 

« On est déterminées. On a la volonté d’être des femmes entrepreneures confiantes et d’oser. »

 

« Il faut oser ! Oser se lancer, dire non à un parcours classique, à une évolution qui peut être sécuritaire d’un point de vue pro mais qui n’est pas ce qui nous épanouie réellement. Oser se pencher sur ce qui nous rend heureux, cela peut faire toute la différence. »

Toujours plus haut ! : « Quand on aura accompli notre mission avec Clothparency, peut-être qu’on sera amenées à nous lancer dans de nouveaux projets. On s’est réellement découvertes comme entrepreneures, et il y a encore beaucoup de progrès à faire sur d’autres sujets, d’autres enjeux à aborder. »

 

Le Saclay Pitch Fight : « Percutant et inspirant. »

Le Saclay Pitch Fight – lancé cette année par le centre d’innovation de l’Ecole polytechnique, en association avec le Cabinet start-up de l’X – est un concours de pitch récompensant les projets greentech provenant du plateau de Paris-Saclay. Les start-ups participantes ont eu l’occasion de pitcher en prenant place sur un véritable ring de boxe : « C’était un évènement original. On ne s’attendait pas à ce qu’il y est réellement un ring sur lequel on devrait pitcher. On a découvert beaucoup de projets en un temps limité. C’était l’opportunité de maximiser les rencontres et les échanges en un temps record, et dans un cadre plutôt insolite. »

Clothparency vainqueurs ! : « On était fières de représenter notre école et de présenter une start-up Tech portée par des femmes. C’est très valorisant d’avoir reçu cette reconnaissance par le centre d’innovation de l’Ecole polytechnique, car l’X reste un modèle et une référence sur les questions d’ingénierie. »

Une dotation de 5000 euros, ainsi que 2 journées d’accompagnement au sein de l’accélérateur et incubateur de l’X, telle est la récompense remportée par Marguerite et Rym.

« Le soutien financier va nous permettre de prendre de la vitesse. »

 

Next step ?

« On se projette sur l’impact qu’aura notre solution sur le secteur de la mode, le changement qu’on va provoquer sur la consommation. On aimerait être LA solution, LE réflexe des consommateurs dans leur processus d’achat. » C’est plutôt bien parti. Un bon nombre d’évolutions sont en cours chez Clothparency, et ça promet ! Leur application web deviendra mobile, à la demande des consommateurs, pour plus de praticité : « Utilisable partout et à tout moment. »

 La suggestion d’alternatives après une note médiocre est également une nouveauté. Une plateforme dédiée aux experts, aux marques et bénévoles est aussi en construction: « Une plateforme d’apport de données, afin qu’ils puissent renseigner de l’information, en tenant compte de nos critères et en apportant des preuves pour les remplir. Nous voulons améliorer et enrichir notre solution. Jusqu’à présent, on a tout géré à deux. Ces évolutions mènent à un agrandissement de l’équipe, on est en plein recrutement. »

 Vous l’avez compris, la start-up recrute ! Notamment un(e) lead développeur(se) chargé(e) du développement de leur application mobile. Pour les intéressé(e)s, c’est par ici que ça passe ! Impatient(e)s de tester leur solution ? Un lancement officiel est prévu pour l’été prochain. En attendant, vous pouvez aller faire un tour sur leur site pour un premier essai !

 

En savoir plus

Suivez leur actu : Facebook / Twitter / Instagram / LinkedIn