X-FAB: all you need is tech !

Par 30 novembre 2018TECH

« Avoir un espace pour explorer, un espace de liberté, d’auto-apprentissage, de peer to peer, ce n’est pas donné à tous. C’est un investissement conséquent. J’incite aux interactions car la meilleure ressource à disposition réside dans les compétences portées par nos utilisateurs. Avoir un cadre informel pour échanger avec une équipe R&D d’un grand groupe, une start-up ou des étudiants. C’est unique. » Aline Becq, ingénieure chef de l’espace de prototypage

 

Avec une surface de 500 m2 (et bientôt plus), l’espace de prototypage du centre d’innovation de l’École polytechnique, ou X-FAB, offre à ses utilisateurs l’opportunité de donner (littéralement) vie à leur(s) projet(s).

 

« X-FAB, c’est le genre d’endroit où des idées un peu folles peuvent voir le jour. »

  

Le X-FAB : pourquoi, pour qui, quoi, quand et comment ?

Destiné à la création et au développement de projets innovants, son accès est réservé : aux étudiants et chercheurs de l’X. Mais également aux étudiants de l’ENSTA, Strate et HEC dans le cadre de modules communs. Aux entrepreneurs des programmes d’accélération (X-UP) et d’incubation (X-TECH) du Drahi-X, ainsi qu’à ses partenaires corporate, au personnel du centre d’innovation et au corps enseignant de l’X.

« C’est un espace pour passer de l’idée à sa réalisation physique. Un espace d’audace et d’interdisciplinarité, où l’on met des machines de fabrication numérique et les moyens de les programmer à disposition. Mais avant tout, c’est une communauté. » nous dit Aline Becq.

Il comprend : un espace complet composé de matériel high-tech, un atelier de fabrication numérique Avancée et un ELab. Tout ce qui faut, et bien plus, pour développer son produit. Seulement, pour pouvoir accéder à cet espace, il est impératif d’avoir reçu la validation de son projet et de suivre une séance de formation, afin d’utiliser les machines qui s’y trouvent en toute sécurité et sans risque d’endommagement.

 

Si vous souhaitez avoir plus de détails c’est par ici !

 

Aline Becq, FAB-manager : oui chef !

Au X-FAB c’est elle la boss ! « Elle est essentielle »nous dit Léo Couturier, étudiant en deuxième année à l’ENSTA ParisTech, et utilisateur du X-FAB depuis plus d’un an : « d’un point de vue technique, elle nous aide à utiliser les machines et à les entretenir, elles sont toujours prêtes à l’usage. Elle est très active et veille au bien-être de l’espace. »

« Mes missions vont de la logistique à la formation, en passant par le sourcing de collaborateurs et l’établissement de nouveaux partenariats. C’est un peu comme gérer une petite entreprise » explique Aline. Et l’espace s’agrandit en ce moment même ! Une surface de 1000 m2 d’ici au Printemps : « Toujours partante et pleine d’énergie, Aline prépare une vraie montée technique avec les équipements du nouvel espace, deux fois plus grand. » Vincent Duboc, co-fondateur de Ximo X-UP #6, start-up incubée au sein du Drahi-X.

« L’agrandissement sera l’occasion de faire d’X-FAB un lieu de vie, avec plus d’espace pour donner corps à ses projets. De nouvelles machines bien évidemment, un espace dédié à la réalité virtuelle et augmentée. » L’intérêt étant d’impliquer un maximum les usagers, et ce même pour l’extension de l’espace, et son amélioration à travers l’organisation d’events tels que les Fab’Café au sein du centre d’innovation.

 

FAB pour tous, tous pour FAB !

Comme indiqué précédemment, l’espace de prototypage est accessible à un bon nombre de personnes : étudiants, entrepreneurs, chercheurs, etc. Et quand on leur demande de décrire l’espace, les mots « liberté », « vivant », « efficacité » et « potentiel » priment.

 

Le X-FAB pour Ximo, qui développe un exosquelette d’assistance à la manutention sans moteur, et dont la devise est de tomber amoureux du problème et non pas de la solution : « C’est efficace. Il est bien équipé et très “vivant”. Nous utilisons en particulier la suite 3D Experience (Catia/Abaqus), les imprimantes 3D et la fraiseuse numérique. Plus ponctuellement la découpe laser. » La start-up utilise l’espace X-FAB depuis un an. « Le X-FAB, c’est d’abord l’accès au matériel de prototypage, qui permet de démarrer son projet. Mais ce qui fait la différence ici, c’est l’écosystème, qui permet de monter rapidement en technicité, notamment avec l’accès aux suites logiciels de Dassault Systèmes, les contacts avec les laboratoires de l’X, et bien sûr la machine à café pour les rencontres ! »

 

« C’est essentiel pour les étudiants d’avoir ce genre d’espace. »

 

Léo Couturier, étudiant à l’ENSTA ParisTech et micro-entrepreneur depuis quelques mois, se sert du X-FAB au moins deux fois par semaine. Il réalise des pièces pour différentes entreprises et start-up et participe à un projet étudiant Hydro-contest assez conséquent, consistant à construire entièrement deux bateaux : « Le plus important c’est quand même l’accès aux machines, puisqu’elles sont utiles, performantes et assez chères. Par exemple, une découpeuse laser vaut plus de 30 mille euros, et n’est donc pas du tout accessible aux particuliers. Avoir accès à ce lieu et ce genre de matériel hyper performant, c’est génial pour réaliser tous ses projets. »

Sa machine préférée ? La découpeuse laser ! « Parce qu’avec cette machine, on peut utiliser du bois, que je préfère largement par rapport au plastique, c’est plus noble et plus écologique. On peut faire à la fois de la fabrication mécanique, vu que c’est hyper précis, mais aussi des assemblages et de la gravure, d’images, de formes, etc. »

 

Elise Legrand, étudiante en troisième année du cursus d’ingénieur polytechnicien : « Le X-FAB représente un terrain de jeu au sein duquel je peux bricoler en toute liberté et à tout moment. » Elle a beaucoup utilisé l’espace en deuxième année, dans le cadre de son projet scientifique collectif de son module en laboratoire – le flying fish qui a gagné le prix du PSC – : « Aujourd’hui, je dispense des formations impression 3D et découpe laser à mes camarades. »

Sa machine préférée ? Les Ultimaker 2+, puisque ce sont celles qu’elle maîtrise le mieux. En effet, Elise a eu l’occasion d’effectuer un stage durant sa deuxième année, au sein d’un Fab’Lab en Suède.

Quelque chose à ajouter ? « Je trouve qu’on manque de place pour travailler, notamment depuis que l’espace a été réduit de moitié pour les travaux. J’espère qu’à l’issue de ceux-ci, il sera bien plus spacieux. » Et ça tombe bien puisque ce sera le cas !

 

Alors, des intéressé(e)s ?

 

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