PARTECH et le Paris-Saclay Seed Fund: le financement mais pas que !

Rencontre avec Tanguy Confavreux, en charge du business développement pour le Paris Saclay Seed Fund chez Partech, fonds d’investissement.

Le prochain Saclay Crunch organisé par Paris Saclay Seed Fund (PSSF) aura lieu le 11 Décembre au centre d’innovation de l’Ecole polytechnique. C’est l’occasion d’aller à la rencontre de Tanguy, membre de Partech, le co-gestionnaire du fonds PSSF avec Kurma Partners, de faire un zoom sur le monde du Venture Capital et de comprendre à quoi sert un fonds au-delà du financement de l’innovation.

Après avoir touché à l’entrepreneuriat en ayant créé Startsquare, un point de rencontre entre les projets Tech, les entrepreneurs et entreprises innovantes ; il a rejoint Partech il y a deux ans: « Je fais partie de l’équipe business développement, équipe transverse à tous les fonds qui sont sous la bannière Partech, comme le Paris Saclay Seed Fund. On gère tout ce qui est en amont et en aval des investissements. »

Partech ? PSSF ?  Saclay Crunch? Tanguy nous explique tout.

Lancé dans la Silicon Valley, Partech est un fonds d’investissement qui existe depuis les années 80. Il est aujourd’hui basé en France avec des bureaux à Paris, mais aussi à San Francisco, Berlin et Dakar : « On investit dans différents types de start-up, qui vont de l’early stage à leur pré-entrée en bourse. Nous gérons cinq fonds d’investissement. Au total, 1.3 milliards euros d’actifs sous gestion (volume d’investissement), et une équipe d’une cinquantaine de personnes. »

Présent en Europe, mais aussi partout dans le monde, Partech a un portefeuille de 150 start-up : « Dans les plus connues, il y a Compte Nickel qui a été rachetée par BNP PARIBAS l’année dernière. Historiquement, il y a également eu des investissements dans LaFourchette, Dailymotion, etc. On investit uniquement dans des entreprises tech mais tout type de secteur : produits et services pour les entreprises et les particuliers.» Et parmi ces start-up, certaines sont portées par des X, ou passées par notre programme d’accélération / incubation, comme : Destygo, Feetme, Sensome ou encore Cardiologs.

« Autre particularité, on travaille en étroite collaboration avec des corporates qui représentent une trentaine de nos investisseurs. Il s’agit de grandes entreprises, qui ne sont pas uniquement là pour le retour financier, et avec qui on collabore pour contribuer au développement des start-up. » En effet, l’intérêt principal est d’aider les entrepreneurs à faire grandir leur projet. Parmi ces corporates, nous pouvons citer : JCDecaux, Cisco, Econocom, Orange, EDF, RATPP, Groupama, Chanel, etc.

Et ce n’est pas tout, la plateforme est également connectée au centre d’innovation de l’Ecole polytechnique : « Notre partenariat s’est concrétisé dans le cadre du lancement du Paris Saclay Seed Fund, un fonds d’investissement qui existe depuis Janvier 2017 et qui investit uniquement dans des start-up issues de l’écosystème Paris-Saclay. L’X fait partie des 17 établissements qui constituent ce plateau. »

Le PSSF est un fond de 53 millions d’euros, qui investit uniquement dans des projets très early-stage, issus de Paris-Saclay et étant sur leur première levée de fonds : « Soit un ou plusieurs des fondateurs est étudiant ou alumni de moins de 6 ans d’une de ces écoles. Soit l’entreprise en question a été accompagnée par un des accélérateurs / incubateurs du plateau. Soit elle est issue d’un des laboratoires du réseau Paris-Saclay. » Si l’un de ces trois critères est rempli, investissement il peut y avoir : « On a déjà fait 12 investissements, qui couvrent un peu tous les secteurs. C’est ce qu’on recherchait, et on en est très heureux. »

« Ce fonds nous permet de soutenir très tôt, quasiment dès le lancement, des start-up Deep-Tech* issues des meilleures écoles et établissements du pays, qui sont pour beaucoup rassemblés à Paris-Saclay. Notre objectif, accompagner des entrepreneurs avec de super background, et plus globalement, soutenir la Tech française. »

Financer le développement d’innovations Tech et accompagner les entrepreneurs : « On va les rencontrer très tôt et les coacher. Les aider dans la pertinence de leur business modèle, dans l’analyse de leur marché et leur stratégie. » Alison Imbert, Directrice d’investissement chez Partech, effectue des permanences sur les campus, dans les accélérateurs / incubateurs de l’écosystème, pour assurer ce coaching. « On a une présence physique, un type d’accompagnement qui est moins corrélé à une logique de levée de fonds directe. »

 

Que doit-on savoir ?

« Le Saclay Crunch a été construit avec une logique presque communautaire, pour essayer d’aider l’écosystème Paris-Saclay à mieux faire grandir ses start-up. Un des piliers qui a été mis en place, c’est cet évènement trimestriel. C’est la huitième édition. Il réunit – soit dans une école, soit chez un de nos partenaires grand compte – les start-up les plus intéressantes du trimestre, selon nous. »

 « On réunit des étudiants, des acteurs de l’écosystème, des business Angel, et nos corporates qu’on fait travailler étroitement dès qu’on peut avec les entreprises qui nous semblent intéressantes. On fait en sorte de les connecter avec les bons interlocuteurs pour créer et accélérer les opportunités de business. Ça permet, même si on ne fait pas nécessairement d’investissement, de faire collaborertous les grands et jeunes acteurs de l’écosystème, et donc d’apporter des avantages aux start-up. »

Un évènement qui présente nombre d’avantages pour les projets sélectionnés : « L’idée, faire pitcher face à des entrepreneurs, des étudiants et des business Angel. Mais aussi de leur présenter nos partenaires corporates qui ont investi dans le fonds, et qui pourraient potentiellement créer des passerelles avec eux, business ou autres. En parallèle du pitch public, on organise un type de speed-dating entre les corporates et les entrepreneurs, qui peuvent avoir en une fin d’après-midi les cinq meetings qu’il aurait mis plusieurs mois à obtenir. »

Le Saclay Crunch, c’est aussi un moyen pour les start-up de recruter : « Il y a toujours des étudiants qui participent à l’évènement, souvent en fin d’études et qui sont intéressés par l’entrepreneuriat. »

Pour ce qui est de la sélection des start-up, Partech choisit des projets assez matures pour être présentés à de grands comptes. En attendant, voilà un exemple de projet intéressant : Destygo. Spécialisée dans l’industrie du voyage, l’entreprise crée des Chatbot pour des groupes tels que Vueling, SNCF ou encore la RATP. Avec une équipe composées d’alumni provenant d’écoles diverses telles que l’X et HEC, la start-up participera au Saclay Crunch ce mardi 11 Décembre, en tant que guest. Rendez-vous au Drahi-X Novation Center de 17H30 à 20H30 ! Et attention, inscription obligatoire !

 

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