FORSSEA ROBOTICS : innovation FOR SURE!

FORSSEA, c’est LA start-up innovante en IA et offshore, cofondée par Gautier Dreyfus, X2010. Gautier est passionné par le métier d’ingénieur : « je trouve que c’est un beau métier ». En 2013, il suit une spécialisation en ingénierie pétrolière à l’université Texas A&M. Puis, il travaille deux ans sur des champs offshores en Afrique, en tant qu’ingénieur pétrolier : »j’ai décidé de monter FORSSEA après cette première expérience professionnelle », explique-t-il. Gautier a toujours voulu fonder sa propre entreprise.

Créée en Mai 2016, FORSSEA est née d’une association avec une PME, spécialisée dans le service sous-marin : « on a voulu ajouter un département R&D à cette entreprise ». Un département, qui est rapidement devenu une start-up totalement indépendante, proposant des solutions techniques innovantes en robotique sous-marine : « On a eu l’idée de se lancer dans la connexion autonome sous-marine, pour réduire l’impact environnemental et financier de certaines campagnes sous-marines offshore. Pour y parvenir, il fallait réduire la taille des bateaux, donc la taille des robots qu’il fallait rendre autonomes, notamment sur les phases de connexion-déconnexion aux structures immergées. »

En 2016, FORSSEA participe également au programme X-UP #3, proposé par l’accélérateur de l’École polytechnique. Aujourd’hui, l’entreprise développe des connexions sous-marines autonomes, permettant de relier un bateau-phare aux systèmes subaquatiques, de fournir de l’électricité, des données et donc de faciliter la communication : « on finalise les trois premières années de R&D, on est en pré-industrialisation avec des pilotes commerciaux ». La commercialisation de leurs dispositifs devrait avoir lieu en 2019.

 

Et demain ? : « d’ici à 10 ans, on s’imagine un leader mondial de la robotique sous-marine, avec une équipe d’une cinquantaine de personnes et des ateliers en France. Un grand département R&D, spécialisé en vision sous-marine et robotique autonome, et une gamme de robots sous-marins. »

 

Learning by doing : on ne fait pas d’omelettes, sans casser des œufs !

 

Comme toute start-up, FORSSEA a rencontré plusieurs difficultés, particulièrement parce – qu’elle est dans le Hardware : « souvent quand on fait des tests, ça ne fonctionne pas du 1er coup. La fabrication mécanique et électronique coûte de l’argent et prend du temps, et nos fournisseurs sont souvent (très) en retard ! Par ailleurs, c’est une chose de faire un robot dans l’air, mais la tâche se complique grandement à 2,000m de fond. Il ne faut pas se décourager. » nous-dit-il.

 

 

« C’est avec beaucoup de travail et de persévérance qu’on y arrive. Être parvenus à monter notre équipe et assembler un prototype en si peu de temps est une grande réussite »

 

 

 

 

Depuis sa création, l’entreprise a fait du chemin, et il y a de quoi être fier ! :  » Aujourd’hui, c’est très difficile de fédérer une équipe technologique sur un projet. Pas parce-que le projet n’est pas crédible, mais parce que la concurrence entre start-up est importante. C’est une vraie chasse au talent pour monter sa boite, il faut réussir à convaincre des gens intelligents et travailleur. Les convaincre de venir, mais aussi de rester. » En deux ans, Gautier et son équipe parviennent à concevoir et assembler leur prototype, malgré la difficulté de leur projet.

La start-up idéale selon Gautier ? : « une entreprise, technologique bien-sûr, qui a une croissance organique simple et saine, qui ne fait pas de la levée de fonds simplement pour avoir des retombées dans la presse. Une boite industrielle qui se développe sur son marché, écoute ses clients, qui sait s’entourer sans chercher à développer ce qui existe déjà, et qui n’est pas dans la précipitation. »

Pour FORSSEA X-UP c’est :  « Être dans un écosystème avec des gens brillants, qui créent des start-up technologiques comme la tienne, et avec qui on peut échanger et partager. C’est la clef. »

 

« Je sortais d’une plateforme offshore, donc je n’avais ni le langage, ni l’attitude d’un entrepreneur. Je ne pense pas que passer par un incubateur/accélérateur soit indispensable pour monter sa boite, mais il y a une certaine philosophie à adopter, et clairement des gens à connaitre. C’est ce que cette expérience m’a apporté. Ça m’a permis de découvrir de jeunes entrepreneurs comme moi. C’est ce qui a le plus de valeur : travailler et s’amuser ensemble, regarder ce que chacun fait et pourquoi, les problèmes que chacun rencontre, etc. » Pour Gautier, l’expérience au Drahi-X était comme une « continuité », puisqu’il a été à l’X avant d’intégrer la promo #3 du programme d’accélération.

 

L’entrepreneuriat : un état d’esprit !

 

« J’avais envie de créer une boite dans l’industrie et de développer un produit compliqué. »

 

Aujourd’hui, les créations de start-up, technologiques ou non, se multiplient. De plus en plus de personnes souhaitent développer leur propre projet, suite à un déclic. Pour Gautier, c’est plus que ça : « Depuis l’X, j’aime créer des produits qui répondent à un problème technique, déposer des brevets et être autonome. Je n’aime pas obéir. J’ai toujours eu envie de bosser pour moi, c’était plus un état d’esprit qu’un déclic ou une idée. En tant qu’ingénieurs, notamment de l’X, on a un rôle à jouer et il faut qu’on l’assume pleinement. Il y a eu une phase où on mettait plus en avant les professions financières et commerciales. L’ingénieur revient un peu à la mode, avec la R&D, et moi je suis attaché à ça. Il faut beaucoup bosser, ce n’est pas qu’une bonne idée et de la chance, c’est surtout que du boulot. « 

 

L’ambition, la clef de la réussite ! : « Il y a des entrepreneurs inspirants, surtout aux Etats-Unis, qui ne se mettent pas de barrière. L’ambition, quand on monte son entreprise, ce n’est pas avoir un coup d’avance mais une vision avec 10 coups d’avance. » Et pour développer un dispositif aussi complexe que celui de FORSSEA, il en faut de l’ambition !

 

Travailler en s’amusant, LE Mojo à adopter ! : « Prendre du plaisir en bossant, avec ton équipe. C’est important. Plus tu es stimulé intellectuellement, plus tu t’amuses.  Je n’ai pas créé FORSSEA juste pour générer de l’argent, je sais pourquoi je bosse et je voulais entrainer d’autres personnes avec moi dans l’aventure. »

 

Quand je serai grand je voudrais… : « D’ici à 10 ans, je voudrais continuer à faire ce que je fais, car c’est ce qui m’amuse. J’aime mon métier. Monter une boite technologique s’en est un, la développer s’en est un autre. En tout cas, je ne me vois pas dans une boite de plus de 1000 personnes. Le must, c’est une petite boite, une PME ou ETI, industrielle et technologique. »

 

Conseils d’entrepreneur à entrepreneurs : « Lancez-vous ! Il faut bien s’entourer, ne pas se précipiter, se faire confiance, ne pas s’autocensurer et travailler. Par défaut, l’idée qu’on a de base est rarement la bonne. Elle doit forcément évoluer, il faut la faire vivre, la confronter tous les jours à d’autres personnes – experts, clients, commerciaux -, et donc travailler. »

 

En savoir plus : http://www.forssea-robotics.fr/
Toute l’actu via : TwitterFacebook