BlueCargo : Solution d’optimisation du stockage dans les terminaux maritimes

Parcours d'Entrepreneur

Après des années d’études à l’ESSEC en finance et à l’ENSAE en data sciences, Alexandra Griffon et Laura Theveniau trouvent leur idée de start-up : BlueCargo lors de leur Master Entrepreneuriat Innovation de l’Ecole polytechnique à Berkeley.

L’École polytechnique a agi comme un déclencheur pour le parcours de ces deux entrepreneures. Après leur semestre d’étude à Berkeley, BlueCargo a été accompagnée à Paris par l’École polytechnique. Pendant 6 mois, elles ont pu rencontrer de nombreux entrepreneurs spécialisés qui les ont aidées à développer leur réseau et se rendre compte du contexte dans lequel elles s’implantaient.

Ce projet d’envergure, elles le construise et l’ambitionne dès leur arrivée aux Etats-Unis.

  • En quelques mots, le pitch de BlueCargo ?

« BlueCargo propose des algorithmes de prédiction pour aider les opérateurs de terminaux maritimes à optimiser la zone de stockage des conteneurs.

Lors de notre master près du port d’Auckland, nous nous sommes rendues compte que les ports à cargo opéraient dans un manque complet de visibilité sur les conteneurs.

Considérées comme des plateformes qui font le lien entre la terre et la mer, ces bases ne reçoivent pas les informations relatives aux conteneurs, à la marchandise, à qui va venir la chercher et à quelle heure. Ce manque de visibilité engendre la non optimisation de leur travail.

Quand le stockage est organisé en pile, il est fréquent de voir un camion venir chercher le dernier conteneur arrivé, qui est placé tout en bas de la pile.

Le terminal doit alors déplacer 3 conteneurs. Cette action peut prendre 30 minutes pour donner le bon conteneur au bon camion et coûte très cher à la société. C’est là que nous intervenons pour donner de la visibilité sur ce que vont devenir les conteneurs en aidant les terminaux avec des algorithmes de placement pour mieux ranger les conteneurs dans la zone de stockage et optimiser leurs coûts. »

  • Qu’en est-il du développement de votre start-up ?

« Durant les quatre premiers mois il s’agissait d’un projet étudiant où nous avons été très soutenues et encadrées. C’était une réelle chance d’être à Berkeley et de suivre « la méthode américaine ».  Avec la devise : “Make something people want”

En Janvier 2018, nous avons visité de nombreux ports et terminaux européens pour s’assurer que les problèmes étaient similaires à ceux du port d’Auckland. Après de nombreux échanges nous avons pu nouer plusieurs partenariats en France. Les terminaux nous ont partagé leurs données pour que nous les étudions et construisions des pilotes.

La prochaines étape clé pour la start-up est de trouver un nouveau pilote Américain. Nous ambitionnons d’apporter de la visibilité dans le domaine de la supply chain maritime, mais aussi d’être présentes à l’international. »